THE WINDOW : Ouverture du programme 2012-2013 Passage Goublier, 41 rue du Faubourg St Martin 75010 Paris

Situé au cœur des quatre faubourgs, des grands théâtres et nouvelles galeries du 10ème arrondissement de Paris, The Window est un lieu explorant la scène française et internationale qui a pour vocation à promouvoir et à diffuser l'art contemporain et la performance à travers la réalisation de projets artistiques, d'expositions, de conversations et de résidences jouissant de son espace et du libre accès à la rue et à l'espace public. C'est le dispositif même de la vitrine qui a mené Catherine Baÿ, directrice artistique de l'association du 41, à s’interroger sur la notion de présentation, d' exposition, d'espace public et privé pour faire de cet espace, un lieu d'échange et de dialogue avec des artistes. Le programme invite artistes, commissaires et critique d'art de toutes nationalités pour réfléchir sur la diversité et l'identité artistiques, la frontière et la rue et proposer des projets, des productions et des créations inédites. The Window exprime son engagement et sa volonté de participer à la construction d'un projet qui souligne la mixité culturelle et sociale de ce quartier historique et populaire.


The Window - rue Gustave Goublier - 75010 Paris






mardi 3 septembre 2013

CONTAGE

A La question de la place de l’artiste et de son engagement dans l’espace public,
Catherine Bay, directrice artistique de l’espace the Window invite Manon Harrois a exploré le territoire de la rue Gustave Goublier sur une période de 10 mois.
Elle présentera son travail de recherche en trois temps, courant 2013 -2014 (prochain temps : « contage 2 » fin novembre puis : « contage 3 » courant juin ) . 

Résidence du 05 août ou 5 septembre 2013 .

« contage 1 »

Performance le 5 septembre 18h-20h / Vernissage 20h

1, rue Gustave Goublier

75010


Exposition ouverte du 5 au 15 septembre inclus
En résonnance avec le carnet du départ,  Manon passe de l’espace de la page à la fenêtre par laquelle on regarde la rue et ces mouvements.
Un zoom s’opère progressivement sur les tracés bleus et les chants qu’ils véhiculent.
Elle demande à Julie Rousse de la rejoindre à The Window pour nourrir cette recherche d’écriture du souvenir et être une forme de révélateur du territoire balisé.
Explorer, tracer, retracer la cartographie intime de l’espace public chaque jour
The Window comme un observatoire à vu à nu, un laboratoire de passage entre intérieur extérieur, une préparation à la démesure.
Contes, contacts, « contage ».
MANON HARROIS. Plasticienne performer née en 1988 à Reims, diplômée de l’Ensaama Olivier de Serres (atelier métal). Elle observe les acrobaties quotidiennes de la chair, questionne le mouvement spontané de l’espace publique, les différents ordres d’une même sensation dans l’architecture distordue du souvenir. Phénoménologue maladroite et précise, elle mène un travail sur l’instabilité des corps en relation et la trace mythologique coagulée après l’acte. Série de jeux d’échecs tracent, en rond, la piste. Un lieu pour un système de notation à l’encre bleue, un langage. En mouvement permanent, les traces animales persistent, bouclent le motif et l’aide à retranscrire, par couches, la po(ï)étique de l’expérience. Une écriture spontanée, sorte de langue étrangère à la syntaxe particulière, suivant les principes d’addition et de croissance, forme des plans hallucinés.
JULIE ROUSSE.
Artiste sonore, improvisatrice et compositrice électroacoustique.
Phonographe passionnée, elle utilise sa collection sonore comme matière première grâce à une plateforme numérique de traitement du son en Temps Réel – élément primordial de son approche spontanée et chaotique. Elle pratique l’improvisation libre.
Elle fouille la matière sonore – intrusion dans le détail – explorant, à la recherche de textures nouvelles ou au contraire dans les rythmes uniques des sons bruts, libres de toute intervention. Ses influences sont liées aux dynamiques de l’enfance : la création d’images mentales dans l’imaginaire et la narration.
http://julie.la.rousse.free.fr
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Note supplémentaire :
La rue c’est ma rue la tienne, la mienne successivement, en même temps
lieu commun espace piéton que l’on foule ici avant d’aller Demain
la rue c’est pas particulier c’est tout le monde au singulier
manifestations publiques de passages lieu dit de la criée
de contagions à répétition d’histoires au passage
tu croises Personne héros travestis, tu croises celui a qui
il manque le soir un toit, une fille du goudron
tu passes a côté de celles qui attendent
dans ma rue c’est calme ! Et c’est dans ce silence noir que j’entends ta rue
celle d’a côté. Tu dois traverser pour me rejoindre à toute vitesse
tu traverses sa rue en toutes les langues on t’indique le passage est parfois régulier
c’est la traversée répétée de Goublier dans ma rue t’es toujours entre nous
la marche c’est le tracé préparatoire chaque soir le plan échelle 1 éphémère
d’une architecture que l’on ne construira jamais le passage se mesure en pied successivement posés c’est la course annoncée le grand départ car demain
sous tes pieds les tracés se seront effacés la pluie aura lavé le sol de la constellation tracée et parce que tu dois traverser ma rue pour te rendre dans la tienne
tu ne cessera de marcher .
Marcher est cette façon particulière d’ouvrir un espace et un sujet
c’est un acte sans signature. Une manifestation.
Dans ma rue, on subit la réciprocité.
On fait du déplacement un travail qui amplifie le caractère plastique de la kinesthésie, la plasticité du mouvement en somme
Dans la rue le nomadisme est une pratique spéculative
Ou l’on s’essouffle parfois du mépris et de la question de temps et d’argent
T’as ta clientèle dans ma rue et les histoires commencent

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