THE WINDOW : Ouverture du programme 2012-2013 Passage Goublier, 41 rue du Faubourg St Martin 75010 Paris

Situé au cœur des quatre faubourgs, des grands théâtres et nouvelles galeries du 10ème arrondissement de Paris, The Window est un lieu explorant la scène française et internationale qui a pour vocation à promouvoir et à diffuser l'art contemporain et la performance à travers la réalisation de projets artistiques, d'expositions, de conversations et de résidences jouissant de son espace et du libre accès à la rue et à l'espace public. C'est le dispositif même de la vitrine qui a mené Catherine Baÿ, directrice artistique de l'association du 41, à s’interroger sur la notion de présentation, d' exposition, d'espace public et privé pour faire de cet espace, un lieu d'échange et de dialogue avec des artistes. Le programme invite artistes, commissaires et critique d'art de toutes nationalités pour réfléchir sur la diversité et l'identité artistiques, la frontière et la rue et proposer des projets, des productions et des créations inédites. The Window exprime son engagement et sa volonté de participer à la construction d'un projet qui souligne la mixité culturelle et sociale de ce quartier historique et populaire.


The Window - rue Gustave Goublier - 75010 Paris






jeudi 15 mars 2012

BÊTE ET MÉCHANT

Une exposition de dessins qui évoque par sa forme la chose représentée

Carte blanche à Vincent Mesaros

Thierry AGNONE    
Lætitia BENAT     
HIPPOLYTE HENTGEN      
Chourouk HRIECH      
Anne KAWALA
Vincent MESAROS      
Gérald PANIGHI      
Sandrine PELLETIER      
Eric POUGEAU      
Emmanuel RÉGENT
Franck REZZAK      
Karine ROUGIER      
Jeanne SUSPLUGAS      
Julien TIBERI      
João VILHENA


VERNISSAGE
27 mars 2012 - de 18:00 à 21:00
Performance à 20:00 par Anne Kawala

EXPOSITION
du 28 mars 2012 au 03 avril 2012 - de 15:00 à 19:00 - fermé dimanche


Je suis pour la gratuité. Je suis pour le geste libre. Je suis pour le droit à l’erreur. Je suis pour le partage, pour l’échange, le don. Je suis pour la différence, pour la cohabitation. Je suis pour le faire. Je suis pour construire, pour détruire, pour bâtir, pour défaire. Je suis pour être, pour exister, faire exister, pour disparaitre. Je suis pour la mort. Je suis pour la vie. Je suis affamé, assoiffé. Je suis amoureux, je suis haineux. Je suis révolté, enragé, insultant, provoquant. Je suis volontaire, je suis insoumis, exploité, assujetti. Je suis fou joyeux, imbécile heureux. Je suis drôle, je suis triste, ironique, cyclothymique. Je suis multiple, paradoxal. Je suis hors norme. Je suis névrosé, animal, humain, bestial. Je suis sexué, asexué, trans-genre, inhumain, mutant. Je suis


BÊTE ET MÉCHANT





Comme tout événement, une exposition est un acte politique. Non seulement pour la relation entendue qui s’établit de fait entre artistes, visiteurs, organisateurs, œuvres..., mais aussi et avant tout comme geste. Loin de toute prétention curatoriale, il s’agit bien plutôt d’agir, en toute conscience, en tant qu’artiste.
En regard d’une situation générale, c’est le contexte qui crée l’évènement.
La rencontre, avec Samantha Barroero (directrice de la Fondation Brownstone, commissaire, et chargée de projets artistiques) et, sous son impulsion, l’invitation, de Catherine Baÿ (Artiste, performeuse, directrice artistique de The Window), m’ont conduit tout naturellement à prolonger ce mouvement. 16 artistes font alors acte, et donnent véritablement vie à un projet aux allures de manifeste. En soi, si le ton semble donné, il serait bien naïf quoique légitime, de prendre position (les politiques en ont la mission), de revendiquer (la démocratie s’en charge), de critiquer (il y a suffisamment de journalistes), de théoriser (les penseurs le font très bien), ou tout simplement d’offrir un regard sur le monde (les médias en ont bien plus le pouvoir)... Il n’y a ici de bête et méchant que le titre, adressé dans le vide, de manifeste que l’idée, et de politique que le mouvement, celui qui tend vers le plaisir et le partage. Bête et méchant évoque par sa forme la chose représentée. Une exposition de plus en somme, à ceci près qu’elle se joue de la monstration. Et si par inadvertance elle possédait quelques aspects de la monstruosité, qu’on nous le pardonne. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.


Vincent Mesaros

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